Les meilleurs hymnes de la communauté LGBTQ+

À l’approche de l’édition 2023, et si on se faisait une petite rétrospective des chansons et des artistes LGBT qui ont marqué l’histoire des mouvements LGBTQIA+ ?

Symboles de fierté, de résilience et de revendication, elles sont devenues de véritables hymnes.

À la fin des années 1960, aux États-Unis, les personnes LGBT se rassemblaient dans des clubs clandestins. L’un des rares clubs gays de New York, le Stonewall Inn, est pris pour cible par la police dans la nuit du 27 au 28 juin 1969. Mais ce soir-là, les clients se révoltent. C’est l’événement qui marque un tournant dans l’histoire du mouvement LGBT, et c’est ce que commémore la Marche et le mois des Fiertés, chaque année depuis 1970.

« Over The Rainbow » – Judy Garland

Avant les années 70, le nom de code pour s’identifier comme gay était de dire que l’on était « un ami de Dorothy ». Dorothy, c’est Judy Garland dans la comédie musicale de 1939 Le magicien d’Oz. La chanson phare, « Over the rainbow », qui symbolise la quête du pays de l’arc-en-ciel, est sans aucun doute le plus grand hymne LGBT de tous les temps. Si la légende raconte que la chanson aurait inspiré le fameux drapeau arc-en-ciel, il se dit aussi que l’hommage funèbre de Judy Garland, le 27 juin 1969, aurait été le déclencheur de la révolte du Stonewall Inn.

« Comme ils disent » – Charles Aznavour

Nous sommes en 1972 et l’homosexualité est toujours sanctionnée pénalement en France. Michel Sardou vient de sortir « Le rire du sergent », chanson qui flirte avec l’homophobie. De son côté, le chanteur-compositeur Charles Aznavour a écrit « Comme ils disent », qui aborde, sans tabou ni sarcasme, les sujets de l’homosexualité masculine et de l’homophobie. À cette époque, l’interprétation à la première personne par un cis hétéro est culottée. Mais l’ambiguïté de la première partie de la chanson, et l’orthographe choisie de « je suis un homme oh » pendant les refrains suffit à faire passer la pilule. À sa sortie, le 45 tours fait un carton et la chanson devient un succès populaire dans le milieu gay.

Les divas du disco, machines à hymnes LGBT intemporels

Les meilleurs hymnes de la communauté LGBTQ+ - 70s pride sur Deezer

Ah, les années disco ! Les pattes d’eph, les boules à facettes, les looks flamboyants ! Né à New York au tout début des années 1970, au lendemain des émeutes de Stonewall, le disco, c’est un peu la bande originale de l’émancipation gay. Cette période joyeuse de la libération sexuelle, avant que l’épidémie de sida ne fasse son apparition.

« I Will Survive » – Gloria Gaynor

« I Will Survive », c’est avant tout l’histoire d’une femme qui s’émancipe. Mais la chanson prend une couleur militante inattendue. La communauté LGBT a vu dans ces paroles d’indépendance un chant de résistance – « Je survivrai » – face aux discriminations dont les gays sont toujours victimes à l’époque, en 1978. En 1998, le tube connaît une deuxième vie grâce à la Coupe du monde de football ! L’équipe de France de football va s’emparer de « I Will Survive », qui devient alors, en France, un hymne de stade de foot.

« I’m Coming Out » – Diana Ross

La chanson a été intentionnellement écrite pour être un hymne gay. C’est en voyant trois drag queens habillées en Diana Ross dans un club de Manhattan en 1980 que Nile Rodgers et Bernard Edwards ont eu l’idée de lui faire interpréter une chanson qui toucherait directement ses (très) nombreux fans LGBTQIA+. Bingo : la chanson est un hit international. Fun fact : d’après Nile Rodgers, Diana Ross n’avait pas vraiment saisi le sens de « I’m coming out ».

1980, la fin de l’insouciance

Les années 80 pointent le bout de leur nez et avec elles un fléau qui fait, encore aujourd’hui, des ravages : le sida. Les années insouciantes sont terminées, les clubs de moins en moins fréquentés et on rentre plutôt dans une ère pop/rock.

Les meilleurs hymnes de la communauté LGBTQ+ - 80s pride sur Deezer

« Radio Gaga » – Queen

C’est vrai, on aurait pu choisir « I want to break free ». Mais comment oublier la version de « Radio Gaga » du Live Aid du 13 juillet 1985? C’est le premier concert en soutien à la recherche contre le sida, en simultané à Londres et Philadelphie. Freddie Mercury est atteint d’une laryngite et n’est pas censé chanter. Il va tout de même monter sur scène et voler la vedette aux autres groupes. La chanson va d’ailleurs inspirer son nom à l’une des plus grandes représentantes de la communauté LGBTQIA+ actuelle : Lady Gaga.

« Don’t Leave Me this Way » – The Communards

Jimmy Somerville et le musicien Richard Coles forment en 1985 The Communards. L’année suivante, avec la chanteuse Sarah Jane Morris, ils sortent une reprise de « Don’t Leave me this Way », de Thelma Houston. Très vite, la chanson devient un hymne pour les membres de la communauté LGBT ayant perdu un ami du sida.

« True Colors » – Cyndi Lauper

Sorti en 1986, « True Colors » est interprété par la chanteuse américaine Cyndi Lauper. « True Colors », véritable ode au coming out, devient un hymne gay majeur des années 1980 et 1990. « So don’t be afraid, to let them show. Your true colors, true colors, are beautiful like a rainbow ». On te traduit : « N’aie pas peur de les montrer. Tes vraies couleurs, qui sont belles comme un arc-en-ciel ». Cyndi Lauper a ensuite fondé l’association « True Colors Fund » en 2008 pour aider les jeunes issus de la communauté LGBT en situation d’errance et de fugue.

« Freed from Desire » – Gala

Les années 90 marquent l’avènement de l’Eurodance ! « Freed From Desire », sorti en 1997 et porté par la chanteuse italienne Gala, est devenu au fil des ans un hymne repris dans de nombreux rassemblements LGBTQIA+. C’est également un titre qui accompagne les manifestations pour les droits des femmes, et aujourd’hui les blocages et les manifs étudiantes. Parallèlement, comme pour « I Will Survive », c’est devenu un chant de stade. C’est l’hymne choisi par l’équipe de France pour la coupe du monde 2022, qui a notamment été repris en cœur par les supporters saoudiens.

Les meilleurs hymnes de la communauté LGBTQ+ - 90s pride sur Deezer

« Beautiful » – Christina Aguilera

Avec « Dirrty » et son clip osé, Christina Aguilera vient tout juste de se débarrasser de son image de star Disney. Issu du même album, Stripped, le titre « Beautiful » arrive dans les bacs américains en novembre 2002. La chanson écrite par Linda Perry, elle-même homosexuelle, prône l’acceptation de soi et des différences. Si « Beautiful » est très vite devenu un hymne pour les communautés LGBT, c’est aussi grâce à son très beau clip signé Jonas Akerlund. En 2011, la chanson a été désignée par l’association Stonewall comme « la plus inspirante de la décennie » pour la communauté LGBTQIA+.

Les meilleurs hymnes de la communauté LGBTQ+ - 00s pride sur Deezer

« Born This Way » – Lady Gaga

« No matter gay, straight or bi, lesbian, transgendered life I’m on the right track, baby I was born to survive ». En français : peu importe que la vie soit gay, hétéro ou bi, lesbienne, transgenre, je suis sur la bonne voie, bébé je suis né pour survivre. Les paroles parlent d’elles-mêmes. Lady Gaga a une solide fan base LGBT + lorsqu’elle sort « Born This Way » en 2011. Au sujet de ce titre, Sir Elton John en personne a déclaré : « Il va complètement éclipser “I Will Survive” de Gloria Gaynor au rang d’hymne des gays ! ». L’année suivante, la Mother Monster fonde avec sa mère la Born This Way Foundation qui œuvre pour soutenir la santé mentale des jeunes.

Les meilleurs hymnes de la communauté LGBTQ+ - 10s pride sur Deezer

Évidemment, il s’agit d’une liste non exhaustive ! On aurait pu te parler de David Bowie, de Chaka Khan, d’Elton John, de Kylie Minogue, de Christine and the Queens, et de bien d’autres encore. Pourquoi ne pas préparer ta marche des fiertés en composant ta propre playlist sur Deezer ? L’année 2023 est riche en albums pour célébrer le mois des fiertés et la communauté LGBTQIA+ !